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Les bienfaits du rire

Dernière mise à jour : 21 sept. 2023

Continuons ensemble notre réflexion autour des bienfaits du rire.

Nous avons vu dans l'article précédent les bienfaits au niveau de notre bien-être mental, moral et relationnel.

Voyons ensemble les bienfaits au niveau de notre système immunitaire, respiratoire et vis à vis de la douleur.

« Le rire qui provoque un massage du diaphragme et qui améliore la digestion, procure le sommeil » Docteur Rubinstein.

Ainsi le rire facilite le passage de l’état de veille à celui de sommeil.


De plus, le rire :

Renforce le système immunitaire : Le système immunitaire joue un rôle très important dans le maintien d’une bonne santé et la lutte contre les infections, les allergies et de nombreux cancers. Selon le Dr. Lee S. Berk de l’Université de Loma Linda (Californie, USA), le rire contribue à accroître le taux d’anticorps. Les chercheurs ont trouvé, qu’au terme d’une thérapie par le rire, il y a un accroissement d’anticorps (Immunoglobuline A) dans les muqueuses du nez et des voies respiratoires, ces anticorps étant reconnus pour leur capacité protectrice contre les virus, les bactéries et autres micro-organismes. Les effets positifs du rire sur le système immunitaire contribuent également à renforcer la résistance des personnes souffrant d’un cancer.

« Le rire est bénéfique pour le système immunitaire par plusieurs mécanismes principaux: 1°/ un afflux de cellules de l'immunité (lymphocytes) au niveau des alvéoles pulmonaires par augmentation de la ventilation, ce qui prévient et guérit les infections. 2°/ Un mécanisme antistress général qui renforce les défenses en retardant l'usure de l'organisme. 3°/ En créant une barrière psychologique face aux agressions de quelque nature qu'elles soient. Cette barrière, qui est avant tout une façon optimiste de voir les choses, prévient la création de mécanismes mortifères, qui, eux-mêmes, sont responsables de baisse des défenses, donc de maladies. » Dr Rubinstein

Les effets positifs du rire sur le système immunitaire peuvent contribuer également à renforcer la résistance des personnes souffrant d’un cancer ou de sida. Les statistiques nous disent qu’un cancer est souvent détecté quelques mois (6 à 12) après un traumatisme existentiel chez le patient (deuil, séparation, chômage, perte d’argent…). Pour certains scientifiques, la répression de la capacité d’exprimer son hostilité favoriserait l’éclosion d’un état cancéreux. De telles hypothèses n’ont aucune base expérimentale, d’autant plus que l’origine des cancers reste inconnue, mais il est toutefois intéressant d’en tenir compte. A partir de ces observations, le rire, facteur de libération, de relaxation et d’expulsion, pouvant être vu comme un moyen d’exprimer son agressivité, pourrait vraisemblablement avoir un rôle protecteur contre les états cancéreux.


Exercice physique salutaire : Une séance de rire de 20 minutes apporte autant de vitalité et de sensation de bien-être qu’une séance d’aérobic ou de jogging, et cela sans transpirer. Le rire sollicite de nombreux muscles et provoque un massage des organes internes, particulièrement au niveau de l’abdomen.


Réduit la tension artérielle et les problèmes cardiaques : Des expériences ont montré une nette diminution de la pression artérielle après 10 minutes d’une séance de rire. Le rire améliore la circulation du sang et l’oxygénation du muscle cardiaque, réduisant ainsi le risque de formation d’un caillot.

La respiration intensifiée lors du rire modifie le rythme cardiaque. Le cœur commence par s’accélérer, pour ensuite ralentir (dans une phase de détente dominée par l'influence apaisante des parasympathiques), le rythme cardiaque diminue durablement jusqu'à atteindre une fréquence basse. De plus les artères se relâchent et le calibre des vaisseaux sanguins augmente, diminuant ainsi la pression artérielle. C’est donc une arme efficace dans la prévention des crises cardiaques, utilisée dans de nombreux services de cardiologie d’hôpitaux américains.

Le docteur Michael Miller de l'université du Maryland (Nord-Est) affirme qu’une bonne dose quotidienne de rire peut avoir des effets comparables que l'exercice physique pour le système cardiovasculaire en stimulant la circulation sanguine. Dans un premier temps, en accélérant la fréquence cardiaque le rire, de la même façon que le jogging, fortifie le cœur et la circulation sanguine et améliore l'oxygénation du muscle cardiaque, ce qui diminue le risque de formation d'un caillot sanguin. Les bienfaits du rire se poursuivent longtemps après que les gloussements ont cessé. Les muscles sont plus détendus et étant donné que la pression artérielle et la fréquence cardiaque (dans un deuxième temps) descendent sous la normale, le cœur est soumis à un stress moins grand.


Atténue la douleur : Le rire provoque la sécrétion d’endorphines dans le corps. Les propriétés antalgiques de ces hormones réduisent immédiatement la douleur. Un excellent témoignage des vertus du rire dans un processus de guérison est le livre « La volonté de guérir » de Norman Cousins, ancien rédacteur en chef du Saturday Review et victime à l’âge de 40 ans d’une forme de rhumatisme incurable et très douloureuse : la spondylarthrite ankylosante. Quand les anti-douleurs ne pouvaient plus l’aider, il s’est tourné vers une thérapie par le rire qui atténuait la douleur et l’a de surcroît complètement guéri.

La douleur représente aujourd’hui 60% des motifs de consultations médicales. Pourtant un moyen simple et agréable contribue à lutter contre la douleur : notre rire ! Non pas rire de nos douleurs mais rire pour les combattre : oui c’est possible ! On a déjà tous entendu que pour soigner un enfant qui venait de tomber, il faut le faire rire ! On dit même qu’une augmentation significative de la tolérance à la douleur a été notée jusqu’à 30 minutes après la projection d’un film humoristique.


Voyons alors quels mécanismes rentrent en jeu dans ce bienfait incroyable : Le rire agit sur la douleur, par quatre mécanismes : - La douleur est souvent désespérante, parfois même angoissante, et désagréable. C’est pourquoi le rire arrive en nous changeant les idées, et en fixant notre attention sur autre chose à réduire notre perception de la douleur et à anesthésier partiellement la douleur. - La douleur est souvent accompagnée d’une tension musculaire, c'est-à-dire d’une contracture des muscles de la zone blessée. Le rire, par action avec le système parasympathique, réduit cette tension, allant jusqu’à faire disparaître la douleur. - Le rire stimule la production cérébrale de catécholamines (hormone de l’éveil), qui permettent l'augmentation de la production d’endorphines (morphine naturelle). Les endorphines existent dans l’organisme, mais le rire, au même titre qu’un sport, renforce la production d’endorphines. La grande utilité des endorphines dans l’organisme est de diminuer la douleur ; avec le rire, leur taux augmente, et la douleur diminue, puis cesse. D’ailleurs, après un fou rire, on n'a plus autant mal qu’avant le rire. Les catécholamines (adrénaline et noradrénaline) quant à elles, jouent un rôle important dans le processus inflammatoire. En effet, plus leur taux augmente dans l’organisme, plus elles arrivent à lutter contre l’inflammation, qui est parfois responsable de douleurs. Grâce au rire, les douleurs inflammatoires sont éliminées naturellement. Les endorphines ont tous les avantages des substances antalgiques, sans avoir les inconvénients des produits chimiques injectés. - Le rire modifie l’attitude de chacun sur la douleur. En effet, l’importance de la douleur dépend en partie de l’importance qu’on lui accorde, mais aussi de la personnalité, de la culture, de l’environnement. Le rire contribue à redonner la joie de vivre et une attitude positive et optimiste sur la vie, et indirectement la vision de l’individu sur sa douleur.



Le rire a un effet caractéristique sur la respiration : l’amplitude du rythme respiratoire et la quantité d’air inspiré/expiré augmentent. Lors du rire, l’inspiration est profonde. De plus, le rire est un phénomène expiratoire intense, c'est-à-dire que lorsque l’on rit, on vide tout l’air contenu dans notre poitrine : ainsi on augmente le volume d’air de réserve. Ces caractéristiques de la respiration lors du rire sont proches de celles du yoga. Savoir respirer est indispensable pour la santé. Lorsque l’on a une bonne éducation respiratoire, on se met à l’abri d’affections courantes. Ainsi lorsque l’on rit on constate différents bienfaits sur la santé : - Le rire nettoie et libère les voies aériennes supérieures, comme le ferait la toux, et favorise entre autres l’élimination des résidus présents dans les poumons. Le volume d’air expulsé est maximal lors du rire, ce qui provoque une désintoxication totale des poumons. - Le rire peut agir comme une prévention ou comme une rééducation pour certaines maladies de type respiratoires. Par exemple, pour les emphysémateux, (l’emphysème est une maladie respiratoire caractérisée par une diminution du volume d’air de réserve, ce qui conduit à l’insuffisance respiratoire), le rire peut être rééducation en augmentant le volume d’air de réserve. - De plus, aussi incroyable que cela puisse paraître, le rire est capable de faire passer une crise d’asthme ! En effet, la crise d’asthme (déterminée par un rétrécissement des bronches) est due à une sympathicotonie, c'est-à-dire à une présence trop importante du système sympathique. Le rire, en deuxième phase, provoque un relâchement de la musculature lisse des bronches grâce au système parasympathique. Aussi, l’individu peut respirer normalement, et faire passer sa crise d’asthme en riant !

"Dans tous les cas d'insuffisance respiratoire et d'emphysème, le rire amène une amélioration." Docteur Tall Schaller.



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